Par Alexandra | Publié le 18/10/2021 à 13h40

Les maladies de la vigne

Les maladies de la vigne

Les maladies de la vigne 

Bien connaître les maladies de la vigne est primordial pour le vigneron mais aussi pour raisonner la protection des vignes. Nous allons décrire dans cet article, les principaux ravageurs de la vigne, puis les champignons et pour finir ses maladies physiologiques.

Les ravageurs de la vigne

Pour commencer, nous pouvons identifier les ravageurs de la vigne.

  • Le phylloxéra, qui a été identifié en 1863. C’est un puceron qui s’attaque aux racines, empêchant ainsi l’alimentation du plan de vigne. Moyen de lutte : utilisation de portes-greffes adaptés au sol.
  • La cicadelle qui est plus connue sous le nom de flavescence dorée. La cicadelle est un ravageur de la vigne de l’ordre des homoptères (comme la cigale) qui infecte la zone vasculaire où circule la sève de vigne. Ainsi, les feuilles rougissent et s’involutes. De plus, les grappes se dessèchent et les bois peinent à pousser. Moyen de lutte : l’arrachage du pied porteur pour éviter sa propagation.
  • La cicadelle verte des grillures est la plus ancienne et la plus fréquente. Cet insecte est peu nuisible pour la plante et entraîne une décoloration du feuillage. Moyen de lutte : préventive ou prophylaxie – qui désigne l’ensemble des moyens mis en œuvre pour empêcher l’apparition ou l’extension des maladies de la vigne – ou chimique.
  • La cicadelle pruineuse est apparue en 1986 en Europe. Elles piquent, sucent et déposent un miellat noir. Il s’agit d’un liquide épais et visqueux, excrété par les insectes, qui attire les autres maladies. Cela affecte la qualité de la récolte.
  • Les vers de la grappe, connus également sous le nom de cochylis, eudémis et eulia. Ce sont des chenilles tordeuses qui s’attaquent aux inflorescences et aux grappes. Moyen de lutte : chimique ou biologique, par confusion sexuelle.
  • Les acariens font des dégâts sur les feuilles. Il y a donc une diminution de la photosynthèse. Moyen de lutte : souffre ou prédateurs.
Les champignons de la vigne

Ensuite nous avons les champignons de la vigne.

  • Eutypiose, reconnu en 1974. Il s’agit d’une maladie du bois qui se manifeste par un raccourcissement des organes herbacés et des coulures, visibles au printemps. Moyen de lutte : arracher ou brûler.
  • Esca qui est la plus ancienne maladie du bois, due à plusieurs champignons. Il y a une altération du feuillage par décoloration et les baies de raisins grossissent mal ou alors mort brutale du pied par dessèchement. Moyen de lutte : pas de chimie, juste de la prophylaxie.
  • Black Dead Arm (BDA), identifié en 1999. On le confond souvent avec l’esca, puisqu’il s’agit aussi d’une maladie du bois. Il provoque des taches rouge vineux sur les bordures et l’intérieur des feuilles. Pas de lutte chimique.
  • Excoriose, apparut en 1853, dû à la reproduction sexuée et asexuée. Il aime les zones humides et provoque des nécroses des rameaux. Moyen de lutte : en chimique ou en prophylaxie par diminution des feuilles.
  • Oidium, reconnu en 1834, provoque des tâches huileuses et laisse apparaître un feutrage grisâtre, un peu comme une tâche de lie-de-vin. Moyen de lutte : avec du soufre et en prophylaxie
  • Black Rot, depuis 1885, provoque aussi des tâches régulières brun/rouge, les baies sont gris/bleue, se vident et se momifient. Moyen de lutte : avec une méthode en prophylactique, c’est-à-dire par l’élimination des grains secs à la taille.
  • Pourridie, apparut en 1873 qui se développe sur les racines avec une odeur de champignon. Les racines sont gorgées d’eau, la croissance est ralentie. Moyen de lutte : préventif avec un drainage et éviter les zones trop proches des forêts.
  • Pourriture Grise, plus connue sous le nom de Botrytis Cinerea, qui est recherchée pour faire des vins sucrés. Elle provoque des tâches nécrotiques, de forme triangulaire et un duvet blanchâtre dû à une température chaude et humide. Moyen de lutte : pratique de l’effeuillage, aération des grappes et traitements.
  • Le Mildiou, qui est le nom le plus connu. Il provoque un dessèchement des inflorescences, avec des baies grises puis des baies brunes/rouges. Moyen de lutte : uniquement en prophylaxie, c’est-à-dire drainage ou curatif.
Les maladies physiologiques de la vigne

Enfin, pour conclure cet article, nous pouvons citer les maladies physiologiques comme la coulure, le millerandage ainsi que les chloroses.

  • La coulure est un phénomène naturel qui se produit à la nouaison et est à l’origine de la perte d’un certain pourcentage de fleurs.
  • Le millerandage provient d’une fécondation imparfaite de la fleur qui donne des petits fruits.
  • La chlorose est un manque de fer qui peut provoquer une carence de la vigne.
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